Gestes pratiques pour limiter les risques sanitaires et environnementaux

1. Principes généraux

  • Privilégier les actions mécaniques, le temps de contact et la chaleur plutôt que les désinfectants chimiques.
  • Utiliser la juste dose de produit si un biocide est nécessaire.
  • Éviter les produits portant des pictogrammes de danger lorsqu’une alternative efficace existe.

2. Nettoyage des surfaces et sols

  • Microfibres humides: piègent les micro-organismes sans produit chimique.
    • 1 couleur par pièce/usage.
    • Lavage à ≥ 60°C, séchage en sèche-linge, sans javel ni assouplissant.
  • Alternatives aux biocides:
    • Autolaveuse, monobrosse.
    • Balai vapeur (120–160°C, 4–6 bars).
  • Résultat = efficacité comparable aux désinfectants.

3. Hygiène par zone

  • Chenil: nettoyage vapeur + désinfectants biodégradables si risque spécifique.
    • Virus nus (parvo, coryza) → Virkon® 1% (10 min), ou solutions NaCl hydrolysées.
    • Bactéries (ex : leptospirose) → alcool 70%.
  • Paillasses: lingette microfibre humide ; compléter par alcool 70° si besoin.
  • Instruments chirurgicaux:
    • Nettoyage immédiat eau chaude + savon écologique + brossage doux.
    • Stérilisation en autoclave (préférer boîtes plutôt qu’ensachage individuel).
    • Éviter les désinfections par trempage.
  • Linge:
    • Lavage à 60°C (75°C si risque infectieux élevé).
    • Programme ECO.
    • Lessive biodégradable, sans adoucissant ni désinfectant.

4. Hygiène des mains en chirurgie

  • Scrub au gel hydroalcoolique (norme EN 12791) :
    • Plus rapide, moins d’erreurs, économie d’eau.
    • Respecter protocole : 2 passages (coudes puis manchettes), temps de contact suffisant.
  • Avantage écologique : éthanol peu toxique, contrairement à la chlorhexidine (écotoxique).

5. Points clés pour une hygiène durable

  • Remplacer les lavettes désinfectantes jetables par des microfibres réutilisables.
  • Préférer les microfibres coton (pas de relargage de microplastiques).
  • Identifier et limiter les biocides les plus persistants (chlorhexidine, ammonium).
  • Former les équipes à reconnaître un biocide et à choisir l’alternative la moins impactante.

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